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Pourquoi votre événement d’entreprise risque d’être oublié dans 30 jours (et comment l’éviter)

Pourquoi votre événement d’entreprise risque d’être oublié dans 30 jours (et comment l’éviter)
Catégorie : Evènementiel
Date : 26 août 2026
Auteur : Millesima

Pourquoi votre événement d’entreprise risque d’être oublié dans 30 jours (et comment l’éviter)

Vous organisez un séminaire. Les retours à chaud sont excellents, le sondage de satisfaction affiche de bons scores, tout le monde a souri sur les photos.

Un mois plus tard, que reste-t-il réellement de l’expérience ?

Quelques images. Une intervention. Une rencontre. Un moment particulier. Et parfois… presque rien.

Ce n’est pas nécessairement le signe que l’événement était raté. C’est aussi lié à la manière dont notre mémoire fonctionne.

La courbe de l’oubli : un phénomène étudié depuis plus de 140 ans

Dès 1885, le psychologue allemand Hermann Ebbinghaus publie ses travaux expérimentaux sur la mémoire et l’oubli.

Ses recherches montrent notamment qu’une information apprise puis laissée sans répétition devient progressivement plus difficile à restituer. Ses expériences historiques ont donné naissance à ce que l’on appelle aujourd’hui la courbe de l’oubli.

Bien sûr, assister à un événement professionnel n’est pas la même chose que mémoriser les séries de syllabes utilisées dans les expériences d’Ebbinghaus.

Mais le principe pose une question particulièrement intéressante pour l’événementiel :

Que faisons-nous pour que l’expérience continue d’exister dans l’esprit des participants une fois l’événement terminé ?

Car créer un événement mémorable ne consiste pas uniquement à réussir le jour J. Il faut aussi penser à ce qui restera après.

Ce qu’on retient vraiment d’une expérience

Un autre mécanisme permet de mieux comprendre ce phénomène : la peak-end rule, notamment étudiée par Barbara Fredrickson et Daniel Kahneman.

Le principe est simple : lorsque nous évaluons rétrospectivement une expérience, certains moments peuvent peser beaucoup plus lourd que d’autres dans notre souvenir, notamment son pic d’intensité et sa fin. Les travaux originaux de 1993 ont mis en évidence ce phénomène, et une méta-analyse publiée en 2022 sur 174 tailles d’effet a apporté un soutien important à l’existence du peak-end effect.

Pour l’événementiel, la conséquence est importante.

Vous pouvez avoir une scénographie parfaitement exécutée, huit heures de contenu pertinent et une organisation irréprochable. Mais si tout se déroule au même rythme, sans véritable temps fort et avec une clôture peu marquante, l’expérience risque de laisser moins de traces qu’on ne l’imagine.

À l’inverse, un événement peut créer un souvenir beaucoup plus fort grâce à quelques moments particulièrement bien pensés.

La question n’est donc plus seulement : « Est-ce que le programme est bon ? »

Mais aussi : « De quoi voulons-nous que les participants se souviennent ? »

Pourquoi les enquêtes de satisfaction ne racontent qu’une partie de l’histoire

Après un événement, nous regardons naturellement les mêmes indicateurs :

  • taux de participation ;
  • satisfaction globale ;
  • qualité perçue des interventions ;
  • engagement pendant les sessions ;
  • retours des participants.

Ces données sont importantes.

Mais elles mesurent principalement l’expérience immédiate.

Un participant peut sortir d’un événement très satisfait sans nécessairement en conserver un souvenir précis plusieurs semaines plus tard.

C’est toute la différence entre une expérience appréciée sur le moment et une expérience qui laisse une trace.

Et c’est peut-être là que la mesure de la réussite d’un événement doit évoluer : ne plus seulement demander « Avez-vous apprécié ? », mais aussi s’intéresser à ce qui a été retenu, partagé, réutilisé ou poursuivi après l’événement.

Comment concevoir un événement qui reste ?

Trois leviers peuvent faire une vraie différence.

1. Créer un vrai pic

Chaque événement devrait avoir un moment que les participants peuvent identifier presque immédiatement lorsqu’on leur demande : « Quel a été LE moment de la journée ? »

Une intervention inattendue. Une révélation. Une expérience immersive. Une activation participative. Une mise en scène spectaculaire. Une rencontre particulièrement forte.

Il ne s’agit pas nécessairement de dépenser davantage. Il s’agit de concevoir intentionnellement un moment de rupture.

2. Soigner la fin autant que l’ouverture

Nous consacrons énormément d’énergie à l’arrivée des participants : accueil, badging, scénographie, musique, introduction…

Et pourtant, la fin est parfois réduite à quelques remerciements, des informations pratiques puis une dispersion progressive.

C’est une occasion manquée.

Si les derniers moments influencent fortement notre évaluation rétrospective d’une expérience, la clôture mérite d’être pensée comme un véritable temps de l’événement.

Une conclusion forte peut résumer une idée, provoquer une émotion, créer une dernière interaction ou simplement donner envie de poursuivre l’expérience.

3. Transformer les spectateurs en participants

Regarder n’est pas la même chose que participer.

Poser une question. Prendre une décision. Voter. Contribuer à une réflexion. Échanger avec un expert. Participer à un atelier.

L’interactivité peut notamment améliorer l’engagement dans des contextes de conférences et d’apprentissage professionnel. Une étude comparant des conférences classiques à des formats intégrant multimédia, participation du public et mentorat a par exemple observé une amélioration de l’engagement et de la satisfaction dans le format interactif.

L’événement ne doit donc pas uniquement être quelque chose que l’on regarde. Il doit devenir quelque chose que l’on vit.

Et après le jour J ?

Il reste pourtant une limite.

Même le meilleur événement finit.

Les lumières s’éteignent. Les participants rentrent chez eux. Les échanges ralentissent. Les contenus restent parfois dans un dossier ou un lien envoyé par e-mail.

Alors pourquoi considérer la fin de l’événement comme la fin de l’expérience ?

C’est notamment cette réflexion qui nous a conduits à développer myviOO, une plateforme digitale dédiée aux communautés professionnelles et scientifiques.

L’objectif est de prolonger la dynamique créée pendant l’événement : permettre aux membres de retrouver des contenus, continuer à interagir, accéder aux experts et intervenants et maintenir une communauté active au-delà du rendez-vous physique.

L’événement devient alors un temps fort dans la vie d’une communauté, plutôt qu’un moment isolé dans son calendrier.

Notre approche chez Millesima Experience

Chez Millesima Experience, nous cherchons donc à penser l’événement sur trois temporalités :

  • Avant, pour créer l’attente et préparer l’expérience.
  • Pendant, pour créer les interactions, les émotions et les moments qui resteront.
  • Après, pour prolonger la valeur créée et éviter que toute la dynamique disparaisse avec la fin de l’événement.

La scénographie, le contenu, la technologie ou les activations ne sont finalement que des moyens.

L’objectif est ailleurs :

créer une expérience dont la valeur continue d’exister une fois que les participants ont quitté la salle.

Parce qu’un bon événement ne devrait pas seulement être réussi le jour J.

Il devrait encore avoir un impact à J+30.

Publié dans Evènementiel
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